Numéro 133 - novembre - décembre 2005

 
 


ILS ONT DIT

Grand prix de la parole mensongère : Ali Osman Mohammed Taha, 2ème vice-président, au Caire : « le conflit au Darfour est tribal, il n’est ni politique, ni un problème de génocide….Cette question a été exagérée au niveau international, quand en fait nous avons à faire à une situation typique très courante en Afrique » (AFP 13 11).

Al Béchir, Président de la République, deux jours après que Zoellick, Secrétaire d’État adjoint américain, ait quitté le Soudan où il s’était rendu pour essayer d’aplanir les problèmes du Darfour et ceux de la mise en œuvre de la paix du Sud : « Nous n’avons pas besoin de Zoellick pour résoudre nos problèmes internes.» (AFP 13 11).
Ceci est contraire au principe constant de Béchir selon lequel on doit se déclarer en profond accord avec toutes les suggestions, en remercier les auteurs et les oublier séance tenante.

Salva Kiir aux États-unis : « La mise en œuvre de la paix a pris du retard à cause de la mort de Garang, ce qui peut être expliqué facilement et pour d’autres raisons qu’il est difficile d’expliquer ».

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