| L’AND entre
au gouvernement
Le parti populaire du Congrès (Tourabi) a remis au rapporteur des
Droits de l’homme des NU une liste de 44 membres de son parti en
prison, et une autre de 48 membres qui doivent être jugés.
Il demande une enquête internationale sur les rapports selon lesquels
certains de ces membres seraient morts sous la torture en prison. Ce parti
a également fait appel à la Cour constitutionnelle, au Ministre
de la Justice, au Procureur Général pour que ses droits constitutionnels
soient respectés et que ses membres emprisonnés soient relâchés
(Al Ayam 05 09). Son chef a accordé une interview à Reuter
; il a déclaré que la formation du nouveau gouvernement poussait
les Sudistes à voter pour l’indépendance parce qu’il
n’avait pas partagé le vrai pouvoir. Ce nouveau gouvernement
ne comporte pas assez de représentation de l’Est et du Darfour. « Il
y a une dictature dans le pays, dirigée par un officier en uniforme
qui est maintenant au pouvoir » a-t-il ajouté aimablement
(22 09).
Le parti Umma a déclaré qu’il allait soumettre un mémorandum
aux NU sur la nécessité de changer l’accord de paix
en accord généralisé qui prendrait en compte tous
les conflits du Soudan. Il a aussi critiqué la situation des droits
de l’homme (UPI 22 10).
L’Alliance Nationale Démocratique (AND) a accepté d’entrer
au Parlement où elle a vingt membres et au gouvernement fédéral
où elle a deux ministres et un secrétaire d’État,
plus qu’il n’était prévu par l’accord de
paix. Elle espère par là aider à réaliser la
paix dans tout le Soudan et à démocratiser le pays (Sudan
Tribune 29 11).
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