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Numéro 127 - novembre - décembre
2004
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Pétrole et Economie
| - Selon l’index annuel de Transparency International, les Etats pétroliers
qui ont des scores de transparence très bas sont l’Angola, l’Azerbaïdjan,
le Tchad, l’Equateur, l’Indonésie, l’Iran, l’Irak, le Kazakstan,
la Libye, le Nigeria, la Russie, le Soudan, le Venezuela et le Yémen.
Dans ces pays, les contrats publics du secteur pétrolier sont empoisonnés
par les disparitions de revenus dans les poches de cadres occidentaux [pas
de pétrolier occidental au Soudan !], d’intermédiaires et
d’officiels locaux. Mais 7 pays sont encore plus corrompus. Le rapport
de cette année est basé sur 18 études d’une douzaine
d’organisations depuis 2002. Transparency International ne rapporte que
les pays se trouvant dans au moins trois études ( 1P 20 10).
- La Chine envisage de restructurer le pétrolier Petrochina et son parent China National Petroleum Group (CNPG qui travaille au Soudan) pour créer une société géante, alors qu’elle accède à l’OMC et va se trouver en compétition avec les géants pétroliers. Elle espère lever des capitaux frais en gonflant ainsi les opérations internationales de Petrochina, qui achèterait les biens internationaux de CNPG pour 5 milliards de dollars. Petrochina est sur les bourses de New-York et de Hong Kong (AFP 25 10). En rivalité avec ces deux sociétés, la société chinoise Sinopec s’emploie à satisfaire les besoins chinois croissants. Elle a acheté des concessions en Iran, dans le Golfe du Mexique, la Mer des Caraïbes, au large du Brésil. Au Soudan, elle a acquis 6% des parts d’une compagnie arabe dans les blocks 3 et 7. Sinopec avait travaillé au Soudan au début des années 90 mais en était parti de crainte des sanctions américaines (Reuter 22 10, The Standard, Hong Kong 15 11). - Le pétrolier indien OVL va pouvoir recouvrer son investissement au Soudan en avril-mai 2005 au lieu de la fin de l’année, comme prévu. Outre l’énorme augmentation du prix du baril, OVL a beaucoup augmenté la production (The Hindu Business line 09 11). L’Inde a mis sur pied un groupe de diplomates, chargés de conseiller son industrie pétrolière dans ses achats dans les pays arabes et en Afrique (AP 16 11). - Un second opérateur de téléphonie fixe vient d’être retenu par l’Etat. Il s’agit du consortium Kanar Group, qui réunit l’opérateur de télécommunication des Emirats Arabes Unis, Etisalat, qui le dirige avec 40% des parts, Al Betriq Development Company, la Pensioneers Charity Corporation de l’armée soudanaise, la société suédoise Swedtel, le groupe de compagnies Elrawabi d’Arabie Saoudite et un homme d’affaires soudanais (L.O.I.6 11; AFP 21 11, PANA 22 11). - Une nouvelle monnaie va être établie au Soudan « pour exprimer l’unité dans la diversité ». Actuellement un dollar vaut 258 dinars (Reuter 1 12). - Le Fonds International pour le Développement agricole (IFAD) a donné 25 millions de dollars pour développer les ressources naturelles dans l’ouest Soudanais ( Darfour ? Kordofan ?). Selon le directeur des ressources au ministère des Finances, le « reste de l’argent » sera donné par l’Etat et les « bénéficiaires », et le projet s’occupera des forêts, pâturages, eaux, sources et ressources animales ( 27 10 SUNA). On remarque que le projet semble s’intéresser plus aux éleveurs arabes qu’aux agriculteurs africains et qu’aucune consultation des intéressés ne semble prévue alors que Khartoum va discuter paix avec le Darfour sur la base d’une plus grande autonomie. Une conférence sur les changements climatiques a réuni en Tanzanie les 25 pays les moins développés, dont le Soudan, pour se préparer à une position commune lors de la conférence mondiale qui aura lieu en décembre. Les nations pauvres, a-t-il été dit, subissent la pression internationale pour partager la charge de la pollution du monde industrialisé, si elles acceptent l’aide pour ne pas utiliser les stad es dommageables du développement (AFP 26 10). - Le Fonds de pension américain Retirement systems of Alabama
fait face à des pressions politiques pour désinvestir 91
milliards de dollars investis au Soudan à travers 35 firmes, telles
que l’allemand Siemens, le suisse Asea Brown Boveri et le chinois Petrochina
(AP 14 11, 6 12). On rappelle l’embargo américain sur les investissements
au Soudan.
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