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Numéro 126 - septembre - octobre
2004
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Terrorisme
| Si le gouvernement soudanais souhaite que l’Armée de Résistance
du Seigneur (ARS), rebelle ougandais, continue son oeuvre de mort
dans le Sud-Soudan pour y provoquer des difficultés après
la paix, comme une milice pro-gouvernementale ordinaire, il trouve
de plus en plus difficile de fournir des armes à l’ARS après
avoir longuement dit qu’il ne le faisait plus. Il y a plus d’observateurs
à Juba où un consulat ougandais devrait s’installer et selon
des informations de l’armée ougandaise l’ARS se cacherait derrière
les lignes de défense de l ’armée soudanaise ; l’on dit aussi
que Khartoum recourt à des parachutages d’armes de nuit. Une réduction
de l’arrivée d’armes n’est pas le seul problème que rencontre
l’ARS. La milice pro-gouvernementale Equatoria Defence Force, qui lui était
proche, a rejoint l’ALPS en mars 2004 et poursuit désormais l’ARS,
partageant éventuellement ses secrets avec l’ALPS. L’armée
ougandaise a commencé à capturer plutôt qu’à
tuer les combattants ARS. Ces combattants avaient souvent été
enlevés enfants, mais la somme d’horreurs qu’ils ont commises empêchait
les gens de les considérer comme des victimes. Les Eglises ont beaucoup
travaillé à cette reconnaissance. Les deux faits joints pousseront
peut-être les combattants ARS à se rendre d’autant qu’ils
seraient à court de nourriture et de munitions. Depuis le début
de l’attaque ougandaise en territoire soudanais, Joseph Kony, le chef de
l’ARS dit que « l’Esprit l’a quitté ». L’Ouganda chercherait
à s’en saisir pour le remettre au Tribunal Pénal International
et à accorder l’amnistie à ses troupes.
Les familles de 7 des 17 marins tués dans l’incident du USS
Cole poursuivent le Soudan, car, selon elles, c’est ce pays qui a formé,
financé et abrité les terroristes (AP 19 07).
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