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Justice Africa 30 juillet 2004
Le terme a été utilisé pour désigner les
milices arabes depuis la fin des années 80, mais ne se réfère
pas toujours aux mêmes entités. Khartoum a longtemps nié
toute collaboration avec eux, mais vient récemment de reconnaître
« contrôler » certains d’entre eux dont il doit fournir
une liste aux Nations-Unies. En attendant voici la nôtre :
1 - Les pasteurs armés. Chaque communauté au Darfour
est armée. Les Rizeigat Baqqara, les Habbanya et les Ta’aisha ne
sont pas impliqués dans le conflit de manière significative.
2 - Les Rizeigat (Abbala) janjawid. C’est la milice prééminente
sous la direction de Musa Hilal. Ces Rizeigat sont de lointains parents
des Rizeigat Baggara avec qui ils n’ont actuellement aucun lien politique.
La suprématie de Musa Hillal n’est pas reconnue par tout le groupe.
Il aurait été près d’être tué par des
hommes de son clan à cause de ses activités.
3 - Les Beni Halba Fursan furent mobilisés en 1991 pour combattre
la tentative avortée de l’ALPS d’incursion au Darfour. Seuls
quelques éléments sont janjawid.
4 - D’autres milices Baggara, telles celles du groupe Terjam près
de Nyala.
5 - Des arabes tchadiens, par exemple le groupe Salamat qui vit à
cheval sur la frontière et dont le nombre serait important. Contrairement
aux arabes darfouriens les arabes tchadiens ont la peau nettement plus
claire que la population non-arabe.
6 - Des milices émergentes venues de groupes qui n’ont pas été
jusqu’ici impliqués dans le conflit. Le gouvernement soudanais essaierait
de recruter une milice parmi les fellata, des arabes, dans le sens où
ils sont pasteurs, originaires d’Afrique de l’Ouest, associés au
projet islamiste du gouvernement.
7 - Les Forces de Défense populaires (FDP) sont impliquées
dans le conflit sous commandement et contrôle gouvernemental. A peu
près 5000 janjawid ont été absorbés dans les
PDF et la police représentant apparemment la majorité des
nouvelles forces de police envoyées au Darfour par Khartoum.
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