Numéro 125 - juillet - août 2004

 
 

Pourparlers de paix
 

Des pourparlers mal préparés avaient eu lieu mi-juillet à Addis. Les rebelles n’avaient envoyé qu’une délégation de second ordre, de crainte d’un guet-apens. Ils avaient demandé à nouveau avant tout dialogue politique les mêmes conditions, promises précédemment à Kofi Annan et autres gros calibres venus d’Occident et d’ailleurs.
Bien que les négociateurs des nouveaux pourparlers d’Abuja ne soient pas tombés d’accord sur l’ordre du jour (AFP 24 08), l’on commença par son premier point, la situation humanitaire, l’on arriva rapidement à une entente, qui n’est à ce jour ni publiée, ni signée. On en est aux problèmes de sécurité (AFP 01 09).. Auparavant Khartoum avait suggéré que pendant qu’il démobiliserait les janjawid [ou pas !], les rebelles seraient désarmés ou seulement cantonnés par les forces africaines, (Reuter, AFP 25 08) ce sur quoi l’Union Africaine semblait d’accord ; les rebelles ont bien entendu déclaré fermement « la paix d’abord, le désarmement après » C’est le point sur lequel butent les négociations. (AFP 25 08 Reuter 26 08 AFP 02 09). L’Union Africaine cherche à transformer ses forces de protection des observateurs en forces de maintien de la paix. Le président nigérian a même menacé : si le Soudan n’accepte pas d’Africains, d’autres pourraient venir. Sans effet.
Le Soudan aurait démobilisé un tiers des Forces de Défense Populaire. Les rebelles avaient suspendu les pourparlers pour protester contre des attaques de civils que les observateurs ont confirmées. Le Président nigérian a protesté vigoureusement auprès de Béchir.
 
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