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Numéro 125 - juillet - août
2004
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Pétrole et économie
| - Les réserves de brut prouvées du Soudan, s’élèvent
depuis janvier 2004 à 563 millions de barils ; en 2001 il s’agissait
de 262 millions de barils. En juin 2004, la production s’est élevée
à 345 000 barils/jour, elle était de 270.000 barils/jour
en 2003 (Liquid Africa 16 07).
- Un consortium composé du chinois Sinopec, d’Osman construction Co et dirigé par le malais MMC Corp, a obtenu un contrat de 65,6 millions de dollars de Petrodar Operating Company pour construire un oléoduc de 490 km pour l’exportation, à partir du bassin de Melut. Petrodar est une entreprise à risques partagés entre China National Petroleum Company (Nil), le malais Petronas Carigali overseas, le soudanais Sudapet, l’arabe Gulf oil Petroleum et le bahreini Al Thani. Les Chinois ont 41% et le Malais 40%. Petrodar projette de développer deux réserves de pétrole, dans les Blocks 3 et 7 dits Melut (Reuter 26 07/ Press statement de MMC). - Le pétrolier indien, ONGC Videsh désire acquérir
la concession de Total dans le Block 5, il y a peu Block B, en sommeil
depuis 1985, à cause de la guerre civile. C’est la région
où les bassins pétroliers de Muglad et de Melut se joignent
(PTI 20 06). ONGC a signé un contrat de construction d’un pipe-line
de 741 km de long et de 12 inches de diamètre pour transporter des
produits pétroliers de la raffinerie de Khartoum au port Al-Khair
à Port-Soudan (SUNA 01 07). Les travaux seront assurés par
la firme d’engineering indienne basée à Dubaï Dodsal.
Dodsal a aussi eu deux autres contrats pour Petrodar, l’un de Adar à
Agordeed, l’autre pour une section de 280 km d’un oléoduc menant
à Port-Soudan (the hindubusinessonline 27 07). Une firme russe,
Stroitransgaz s’est aussi targuée d’avoir eu le même contrat
(RIA Novosti 29 07).
- Un projet gigantesque Trois propositions ferroviaires ont été
faites au SPLM pour aider à transporter le pétrole à
Mombassa. L’option Juba/Lokichoggio/Nakuru est recommandée. La ligne
pourrait se diriger vers Dar-el-Salam ou Mombassa, et deux lignes additionnelles
se rendraient à Gulu et Arua, en Ouganda. Les représentants
du constructeur allemand Thormaehlen Schwesstechnik (TS) sont dans le pays
pour rechercher un contrat avec le gouvernement. Une firme chinoise intéressée
a déjà été laissée de côté.
La voie ferrée aura plus de 2440 km et coûtera 1 342 billon
de dollars pendant le premier stage et passera du one-meter gauge au standard
gauge (1,44m). Les trains n’iront que jusqu’à 100 km/heure. Deux
dépôts de réparations seront installés, l’un
à Nakuru, Kenya et l’autre à Juba. Le commissaire MLPS pour
la coopération internationale remarque le potentiel d’une ligne
qui reliera toutes les villes de l’Afrique de l’Est et désenclavera
13 millions de Sudistes. Une étude de faisabilité serait
confiée aux chemins de fer kenyans. Une étude a déjà
été faite par des experts allemands.
- Le Soudan n’a qu’une production de 728 mégawatts d’électricité venant à peu près en parts égales de source thermique pétrole surtout et hydroélectrique. Le plus important est le barrage de Roseires sur le Nil Bleu qui fournit 280 mégawatts. L’insuffisance de la production vient de ce que cette production dépend des pluies. Les régions non couvertes dépendent de générateurs au diesel; seulement 30 % de la population a accès à l’électricité. Le but est de faire passer ce chiffre à 90% au prix de 3 milliards de dollars dans les années à venir. Le plus grand des projets est le barrage de la 4ème cataracte (voir VS 119, 122) qui produira 1250 mégawatts. Un autre barrage est construit par les Chinois à la seconde cataracte et produira 300 mégawatts. - Le Soudan doit privatiser Sudan Airways. Il prévoit que 30% des parts seront attribuées au gouvernement, 21% à des hommes d’affaires soudanais et 49% à l’investissement étranger- à être trouvé. Sudan Airways a des pertes et des dettes de « millions de dollars ». Il a 2000 employés dont 52 ingénieurs pour seulement 2 avions (AFP 21 07). - Une Cour d’Appel américaine a rejeté une plainte contre
le bombardement de leur usine par les Américains en 1998, plainte
déposée par l’industrie pharmaceutique Al-Shifa et par Mohammed
Idris qui en avait acheté des parts pour 18 millions de dollars.
Ils demandaient 50 millions de dollars. La Cour a déclaré
que l’affaire présentait un aspect politique impliquant Billl Clinton,
le Président de l’époque, qui avait autorisé la frappe.
Selon la constitution des Etats-Unis le judiciaire ne peut examiner les
questions politiques (Reuters 11 08).
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