Numéro 124 - mai - juin 2004

 
 

La Guerre au Darfour
 

 Alors que Kofi Annan s’est dit « troublé par le conflit du Darfour », où « une action militaire extérieure peut être nécessaire », que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a fait part de sa « profonde préoccupation », que Bush a demandé au Soudan « d’arrêter les atrocités », que Human Rights Watch a accusé le Soudan et les milices de crimes de guerre, la Commission des droits de l’Homme des Nations-Unies, manipulée par les pays africains s’est contentée de demander à Khartoum la dissolution des milices. Elle a voulu envoyer auparavant une mission au Darfour, mais Khartoum a eu soin de ne lui donner  l’autorisation d’entrer qu’après le vote. Le rapport de cette mission parle de crimes de guerre/crimes contre l’humanité.
A N’Djaména un cessez-le-feu a été signé après beaucoup de difficultés le 7 avril pour 45 jours renouvelables ; ce cessez-le-feu demande aussi à Khartoum de démanteler les milices. Ce n’est pas fait, comme le cessez-le-feu n’est pas observé par le gouvernement. Mais le 28 mai un accord a été signé à Addis-Abbeba entre le gouvernement et les rebelles, établissant un corps international d’observateurs composé de 60 militaires et de 30 civils de l’Union Africaine, l’Union Européenne et des adversaires.  Les mêmes adversaires  doivent se rencontrer en Suisse pour parler d’aide humanitaire, tandis que se tiendra une conférence des donateurs à laquelle assistera le ministre Muselier.  
Quant à parler du fond du problème, pour l’instant il n’en est pas question. 
 
 
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