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Numéro 123 - mars - avril 2004
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L’Est Négligé
| Les groupes d’opposition à l’Est et l’Ouest du pays se plaignent
de leur exclusion de l’accord de paix avec le Sud. Pour eux cela renforce
la marginalisation dont ils disent avoir souffert depuis des années.
Depuis un an, un important conflit dans l’Ouest acquiert de la force alors
que les perspectives de paix Nord/Sud s’approchent. Les rebelles de l’Est
qui se sont relativement tenus tranquilles ces derniers temps, menacent
de se mobiliser à nouveau s’ils ne sont pas inclus dans le processus
de paix.
Le fait que l’IGAD ait tenu des pourparlers parallèles avec le gouvernement sur le statut des trois régions - Monts Nouba, Nil Bleu Sud et Abyei- a encouragé les autres groupes régionaux. Justice Africa, un think tank basé à Londres, note que le Soudan Oriental, comme le Darfour ont la plus petite proportion de gens qui aient un poste au gouvernement central. Un conflit est latent dans la région orientale parmi les Béja,
un peuple musulman mais pas [de langue] arabe. Les Béja disent qu’ils
n’ont jamais vu aucun signe du gouvernement, même pas des écoles
ou des soins médicaux. Ils sont représentés par le
Congrès Béja, qui est membre de l’Alliance Nationale Démocratique
(AND), basée à Asmara. Selon Barqueen, un membre du Congrès
Béja, 20% de la terre Béja serait sous contrôle AND.
« Nous ne voulons pas la sécession mais participer à
un système fédéral, dit il....Il n’y a pas eu de combats
depuis deux mois pour donner au Gouvernement et au M/ALPS la possibilité
de nous inclure...Nous n’attendrons pas plus ».
Le Président de la Sudan Alliance Force, le bras armé de l’AND dans l’Est, dit que les troupes se retiennent pour l’instant. « Nous voulons épuiser l’ennemi pour l’empêcher d’emmener ses forces à l’Ouest. Il existe une coordination avec les troupes de l’Ouest ». Ses forces sont prêtes à reprendre le combat à tout moment. Bien que son quartier général soit à Asmara il nie complètement avoir un soutien militaire du gouvernement érythréen. L’aide érythréenne vient sous formes de facilités, par exemple la Sudan Alliance Force peut utiliser les ports pour l’exportation de chameaux et de bétail. La communauté internationale concentre tous ses espoirs sur les pourpalers au Kenya dans la conviction que si un accord est atteint qui mette fin à la plus longue rébellion du pays, toutes les autres s’évanouiront. Elles ne le feront pas. (IRIN -traduit et condensé par Vigilance
Soudan)
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