| Deux membres du Congrès américain, Donald Payne
et Thomas Tancredo, ont demandé à Bush d’enquêter sur
la responsabilité d’officiels de haut rang soudanais dans
une série d’attaques terroristes. Parmi ces officiels, ils
en citent douze, dont le vice-Président Ali Osman Mohammed Taha,
l’ancien ministre de l’intérieur Nafi’ Ali Nafi’, l’ancien
Conseiller de Béchir pour la paix, Ghazzi Salah ed Din, le ministre
de l’Energie et des Mines, Awad el Jaz, les généraux
Salah Abdallah et Abdel Karim Abdallah, respectivement directeur
de la sécurité intérieure et extérieure, Mutref
Sadeg Nimeiri, directeur au ministère des Affaires Etrangères.
Les officiels soudanais considèrent qu’il s’agit d’une pression
pour signer la paix et le gouvernement soudanais a porté plainte
aux Etats-Unis contre les deux membres du Congrès. (Sudan Tribune
11 02 , 13 02 15 02 18 02).
Selon des officiels américains, parmi les 600 personnes incarcérées
à Guantanamo, deux, dont un Soudanais et un Yéménite,
ont été inculpés de « conspiration pour
commettre des crimes de guerre, meurtres, attaques de civils et de
cibles civiles et actes de terrorisme ». Leur procès aura
lieu à Guantanamo devant un Tribunal Militaire qui juge des crimes
de guerre et ne s’est pas réuni depuis la fin de la seconde guerre
mondiale. C’est une instance différente de la Cour Martiale.
Selon l’accusation, l’inculpé soudanais, Ibrahim Ahmed Mahmoud
el Qosi, a rejoint al Qaida en 1989 et en est resté un membre jusqu’à
sa capture en décembre 2001, on ignore dans quelles conditions.
Il a voyagé avec ben Laden, lui servant de chauffeur, de garde du
corps et d’intendant. Il fut aussi comptable et trésorier d’une
société dont le but était de fournir une couverture
et un financement aux actes terroristes d’al Qaida. Il a signé des
chèques pour ben Laden, changé de l’argent au marché
noir et transporté de l’argent pour al-Qaida. L’accusation mentionne
plusieurs actes de terrorisme attribués à al-Qaida, mais
ne dit pas en quoi les inculpés y seraient liés.
Les deux inculpés pourraient être condamnés à
la prison à vie (AP 24 02).
(AFP 24 02/20 02, AP 25 02, 26 02).
La famille d’un ancien chef du FBI pour le contre-terrorisme
tué le 11 septembre, poursuit devant les tribunaux l’Arabie
Séoudite, la Syrie et le Soudan pour cet assassinat et d’autres
(AP 10 03).
Le chef de la force américaine basée à Djibouti
a déclaré que les pays de la Corne de l’Afrique, Ethiopie,
Erythrée, Soudan, Kenya, Djibouti et Yemen ont arrêté
depuis décembre 2002 des douzaines de personnes liées à
des groupes militants terroristes (Reuter 17 03)
L’Armée de Résistance du Seigneur (ARS) a attaqué
un camp de personnes déplacées en Ouganda, brûlant
vives dans leurs huttes 192 personnes (AP 22 02). (sd tribune
1122). Kofi Annan s’en est ému. Le procureur de la Cour Pénale
Internationale aurait annoncé que la première enquête
de la Cour serait menée sur ce massacre (La Croix 22 02).
La milice Force de Défense de l’Equatoria combat désormais
l’ARS avec l’ALPS depuis que l’ARS a attaqué Lotuku, Acholi et Lango,
forçant les survivants à manger les morts. Le but est
de pacifier le Sud-Soudan avant le retour des déplacés et
réfugiés. Le leader de l’ARS, Joseph Kony, se serait
fait musulman, selon des personnes qu’il a enlevées et seraient
parvenues à s’échapper.L’armée ougandaise enquête
sur l’origine des armes et des uniformes de l’ARS : leurs soldats ont les
mêmes uniformes, ce qui a mené à des confusions favorables
à l’ARS (IRIN New vision 03 03 Reuter New vision IRIN 05 03
Xinhua The Monitor, Kampala 08 03)
.
Une étude, publiée par le journal scientifique londonien
The Lancet, dit que parmi 300 enfants ARS étudiés, plus de
la moitié avaient été sévèrement battus,
77% avaient vu l’assassinat d’une personne. Pour IRIN, 39 % des enfants
avaient eux-mêmes tué et 39% enlevé d’autres enfants.
L’âge moyen d’un enfant enlevé est 12 ans. Plus d’un tiers
des filles avaient été violées et 18% avaient accouché
en captivité. « Etant donné que ces ex-enfants soldats
sont souvent stigmatisés pour les atrocités sans nombre qu’ils
ont commises, même contre leur propre peuple, leur réintégration
peut être sérieusement compliquée »
( UPI 16 03)
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