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Numéro 123 - mars - avril 2004
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Affaires Etrangères
| Les dépêches officielles ont été avares
de détails concernant l’issue des visites de Villepin au Tchad
et au Soudan. Selon Rasheed Saeed, un rédacteur bien informé
du périodique Très Très Urgent, Villepin n’aurait
pas pu convaincre N’Djamena de relancer la médiation, il aurait
demandé à Khartoum l’arrêt des opérations militaires,
le désarmement des milices [une bonne idée], la libre circulation
de l’aide humanitaire et le retour des réfugiés [ce qui paraîtrait
curieux puisque les réfugiés continuent d’affluer au Tchad,
était-ce ironique ?]. De même source, le souci de Villepin
aurait surtout été la stabilité du Tchad. La France,
a-t-il dit, pourrait envoyer une force de maintien de la paix lorsque
celle-ci est acquise. Elle s’est engagée à donner 30 miilions
d’euros comme aide humanitaire (dpa 20 02 ).
Villepin est venu au Soudan quand Béchir, voulant faire croire son offensive victorieuse, acceptait une conférence de réconciliation nationale du Darfour seulement à Khartoum. Aussi Villepin a-t-il dû vraisemblablement attendre son retour et l’échec de cette idée, pour pousser les pions des pourparlers de paix avec des médiateurs étrangers - dont français, à N’Djaména, à Khartoum et autres lieux. Tous nos voeux. La Turquie, l’Ethiopie, l’Iran et l’Erythrée ont demandé
le statut d’observateurs auprès de la Ligue Arabe, ce à quoi
s’opposent le Soudan et les Emirats Arabes Unis, car rien n’est prévu
à ce propos dans les statuts de la Ligue. Plus importantes sont
les disputes entre ces pays et des Etats membres.
Sept pays arabes ont des initiatives pour réformer la Ligue
Arabe.
(MENA 12 02)
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