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Numéro 122 - janvier - février
2004
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L’Opposition
| La rencontre entre les grands chefs de l’opposition, Osman el
Mirghani, chef de l’Alliance Nationale Démocratique, Saddiq el Mahdi,
chef de l’Umma, John Garang, chef du M/ALPS et Hassan al Tourabi, chef
du Congès National populaire, qui aurait dû avoir lieu à
Paris semble devoir maintenant se tenir en Erythrée. Son but serait
de discuter la mise en oeuvre de l’accord entre Osman el Mirghani et le
vice-président Taha concernant l’établissement de la démocratie
après la signature de la paix (lire VS nov.déc., IRIN 17
12). Déjà, Sadiq al Mahdi et Tourabi ont mis en garde le
gouvernement contre un processus de paix bilatéral qui ne tiendrait
pas compte des régions marginalisées du Nord.
Depuis la signature de son accord entre le chef de l’Alliance Nationale Démocratique et le gouvernement, Osman Al Mirghani a rencontré au Caire le vice-premier ministre égyptien, et le secrétaire général de la Ligue Arabe au Caire pour leur en faire part, ainsi que le Président érythréen à Asmara (MENA 25 30 12, BBC 18 01). Hassan al Tourabi accuse le gouvernement de tyrannie et de corruption.
Un officiel du gouvernement lui aurait dit que 80% des officiels gouvernementaux
étaient avec lui dans leur coeur et avec le gouvernement dans leurs
poches (BBC 28 11). Il a accusé les Etats-Unis de ne pas jouer leur
rôle de médiateurs dans le processus de paix mais d’exercer
des pressions pour que la paix soit signée (BBC 12 12) .A l’occasion
de Noël il a appelé à l’unité des citoyens quelle
que soit leur religion, à la liberté religieuse et au dialogue
inter-religieux (BBC 26 12). Il a nié jouer un rôle dans la
rébellion du Darfour, quoique de source diplomatique le Mouvement
pour la Justice et l’Egalité se soit étendu grâce à
lui (AFP 30 12). Enfin l’administration britannique lui a demandé
d’user de son influence spirituelle et politique pour améliorer
la situation en Afghanistan et dans le monde arabe, ce qu’il a accepté,
demandant à l’archevêque de Cantorbery de participer au dialogue.
Le parti au pouvoir a signé un accord avec le parti Congrès
Béja, basé dans l’Est et membre de l’Alliance Nationale
démocratique. Son président, Mohammed Sharif, est rentré
de Londres (BBC 11 12 et 22 12). Cet accord ne fait pas l’unanimité
; une autre branche du Congrès Béja a signé
un accord avec le SLM (rebelle du Darfour) selon lequel « ils
poursuivront leur combat jusqu’à ce qu’ils soient débarrassés
de la marginalisation, de la pauvreté, de l’ignorance et du retard
». Le congrès Béja a rejeté l’accord sur la
sécurité signé par l’ALPS en octobre 2003. Il n’a
que quelques centaines de soldats qui lancent des escarmouches non loin
de la frontière érythréenne.
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