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Numéro 122 - janvier - février
2004
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Un nouveau terrain de chasse
| La perspective de la paix et d'une levée des sanctions américaines
d'ici un an fait piaffer d'impatience les organisateurs de safaris de chasse.
Un organisateur de safaris de chasse a déjà pris de l'avance sur ses concurrents en vue de l'éventuel lancement de cette activité au Soudan à la faveur de la signature d'un prochain accord de paix entre les belligérants soudanais. Il s'agit de Thomas Mattanovich qui a signé avec la Sudan People's Libération Army (SPLA) du colonel John Garang fin 2002 un accord l'autorisant à effectuer des safaris de chasse au Sud Soudan. Mattanovich a passé cet accord au nom de sa société Wildlife Safaris Ethiopia et s'est ensuite associé à Swanepoel Scandrol Safaris pour préparer le lancement de cette activité au Sud Soudan. Mais outre les problèmes récurrents de sécurité, la mise en oeuvre de ce projet s'est heurtée aux sanctions américaines envers le Soudan qui interdisent aux citoyens américains d'avoir quelque relation commerciale que ce soit avec le Soudan. Mattanovich espérait alors que ces sanctions ne seraient pas renouvelées par le président George Bush ou alors qu'il pourrait obtenir une exemption pour les activités de chasses dans le Sud Soudan, cette zone étant administrée par les rebelles de la SPLA. Mais tel n'a pas été le cas et les sanctions ont été renouvelées récemment pour un an. En attendant son heure, Mattanovich a donc orienté ses efforts promotionnels vers des clients non américains. L.O.I. Une autre société envisageait de démarrer des activités similaires en Ethiopie dans la région de Gambella située non loin de la zone du Sud Soudan ou Mattanovich espère lancer ses safaris. Il s'agit de l’Ethiopian rift valley safaris de Nassos Roussos, qui est représentée aux Etats Unis par Richard Elliott, et s'attendait à obtenir une concession de chasse dans cette zone courant 2003. Mais, la région de Gambella est en proie ces dernières semaines à une agitation parmi les réfugiés soudanais ayant engendré des affrontements. Lettre de l’Océan Indien 20 12 03
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