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Numéro 120 - septembre- octobre
2003
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DARFOUR
| Le Darfour, sis à l’ouest du Soudan, a été
témoin de maintes agressions des cultivateurs africains par les
éleveurs arabes. Fin février, ces mêmes africains qui
reprochent au gouvernement en particulier l’abandon total de la région
au point de vue développement, ont fondé une armée
rebelle appelée Armée de Libération du Soudan. Depuis
les arrestations sans inculpation par les forces gouvernementales abondent,
comme les meurtres, les pillages et incendies de villages, provoquant de
très importants déplacements de population. Un cessez-le-feu
a été signé le 4 septembre, sous les auspices du gouvernement
tchadien.
Arrestations sans inculpation Le Groupe Soudanais des Droits
de l’Homme annonce l’arrestation le 2 juillet de 38 hommes de la tribu
Malia dans la ville d’Adila ; ils sont tenus au secret et n’ont pas été
inculpés. Amnesty International annonce l’arrestation de deux hommes
par des soldats gouvernementaux; ils ont été emmenés
par hélicoptère dans un lieu inconnu. On craint qu’ils ne
soient torturés. Cette organisation annonce aussi l’arrestation
de 24 nouvelles personnes influentes de la communauté Four (africaine)
à Kass le 12 août par les forces de sécurité
et tenues au secret. Elles ont été flagellées et sévèrement
battues avec des bâtons. Quatorze détenus furent transférés
à la prison de Nyala, où le gouverneur les a autorisés
à recevoir leur famille mais pas leur avocat, on les a amenés
à l’hôpital puis retournés en prison sans avoir reçu
de traitement. Ils sont soupçonnés de soutenir la rébellion
mais aucun n’a été inculpé. Les autres risquent toujours
la torture. Amnesty International rapporte aussi des allégations
d’arrestations de Four et de Zaghawa. L’OMCT annonce aussi une arrestation
à Zalingei, 4 à el Fasher et 5 autres à Zalingei.
Attaques de villages, meurtres, déplacements. Ils ont
été innombrables jusqu’au cessez le feu et ont provoqué
la fuite de dizaine de milliers d’habitants, ailleurs dans le Darfour ou
au Tchad.
Humanitaire
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