Numéro 119 - juillet - août 2003

Ils ont dit...
 

Sergio Vieira de Mello, haut-commissaire aux droits de l’Homme à Genève et représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Irak :
« Au Sud-Soudan j’ai rencontré  le mal absolu, j’ai vécu de l’intérieur le cycle infernal de la guerre, des victimes et de l’aide humanitaire » (La Croix, 21/22 06).

Béchir a déclaré lors d’un récent discours : « Nous voulons une bannière proclamant que cette guerre est contre la charia et nous participerons tous au jihad afin que je puisse me laver des méfaits commis dans cette vie...contre d’autres ». Il  a décrit certains de ces méfaits :  « Nous étions répressifs et totalitaires, nous pratiquions couramment les arrestations, la flagellation et l’emprisonnement », imputant ces faits à Tourabi qui partageait alors le pouvoir ainsi qu’ à ses fidèles dont la plupart sont toujours au pouvoir, non seulement Béchir lui-même mais aussi par exemple Nafi’e Ali Nafi’e alors chef de la sécurité, aujourd’hui Ministre des Affaires Fédérales. (Cité par Africa Confidential  28 06). Cette déclaration est dangereuse pour la paix. Elle est mensongère. Dans aucun Vigilance Soudan nous n’avons cité plus d’arrestations politiques dont on peut craindre qu’elles aient été suivies de tortures, que dans notre dernier numéro.

Mohamed Dirdeiry, ambassadeur soudanais adjoint au Kenya a nié que le gouvernement empêche les membres de la société civile de discuter du processus de paix (IRIN) : « Ces accusations ne prennent pas en compte le fait que la commission des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme ne compte plus le Soudan dans sa liste d’Etats sous surveillance ». Sic
 

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