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Numéro 117 - mars - avril 2003
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Droits de l’homme...Droits de l’homme
Sud
| Equipe de Surveillance de la Protection des Civils (CPMT)
Résumé du rapport (extraits) A partir du 31 12 2002, des activités militaires ont eu lieu dans le Haut-Nil Ouest. 2. Principales Observations a. Villages au sud de Mayom Mankien a.a. Le gouvernement soudanais déclare que ses unités militaires n’ont pas été impliquées dans les attaques contre les cibles civiles et que ses milices alliées qui lancèrent l’attaque répondaient à des menaces de l’ALPS. Le gouvernement soudanais affirma que ses milices alliées opéraient souvent de leur propre chef sans surveillance gouvernementale. Le M/ALPS affirma que ses troupes s’étaient conformées à l’accord de cessez-le-feu de l’IGAD. a.b. Les investigations du CPMT ont montré (1) Dans la zone Mayom Mankien Lara Tal Leel, des attaques militaires contre des villages et des civils non-combattants ont été conduites par des milices gouvernementales, soutenues directement par les forces militaires du gouvernement. (2) Des non-combattants ont été enlevés, les hommes pour le service militaire, les enfants ont été gardés en captivité alors que les femmes ont été forcées de fournir du travail manuel et des services sexuels (basé sur de multiples interviews avec des personnes enlevées, échappées) (3) Du bétail et des récoltes des villageois auraient été pillés... il a été confirmé qu’ils l’ont été à Lara. (4) Le soutien direct du gouvernement aux attaques a inclus l’artillerie et des hélicoptères à Lingara et dans les villages au nord de Tam. (5) Il n’existe aucune indication que le M/ALPS ait attaqué les forces gouvernementales ou les milices alliées. Cependant des unités M/ALPS étaient stationnées dans quelques-uns uns des villages attaqués et ont repoussé les milices gouvernementales spécialement à Tam. b Sur l’axe Bentiu-Adok Les vérifications du CPTM ont montré : (3) Une construction significative de route a eu lieu au sud de Koch... Les villages des deux côtés de la route ont été nettoyés de leur population civile. c Problèmes d’accès On a interdit à l’équipe du CPMT l’accès à la garnison de Leer où elle voulait trouver les preuves d’une attaque ALPS alléguée par le gouvernement. Un officier supérieur leur a dit que s’ils survolaient la garnison on les « descendrait »..... 3 La mise sur pied d’hommes et de matériels militaires a été constatée lors de survols. On rapporte dans la région, à Khartoum et ailleurs, des conscriptions forcées de grands nombres de garçons et d’hommes Dinkas et Nouers. Des interviews de prisonniers de guerre confirment ces rapports. Conclusions
Une équipe internationale composée d’experts américains et canadiens (Servant’s Heart, the Voice of the Martyrs) s’est rendue à Liang dans le Haut-Nil pétrolifère où elle a trouvé des champs couverts de restes humains dont beaucoup appartiennent à de jeunes enfants. Des interviews de survivants locaux leur ont appris que ces restes appartenaient aux victimes d’une attaque sans provocation contre des villages de civils non armés de Liang, Dangaji, Kawaji et Yawaji. On estime qu’entre le tiers et la moitié des 6000 civils vivants dans la région ont été tués. Ces associations demandent une enquête du CPMT. |