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Numéro 115 - novembre - décembre
2002
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Résolution du parlement européen
Après le protocole du 20 juillet
| Dans ses attendus, la résolution relève son souci de
la continuation de la guerre, et le besoin d’une paix juste et durable,
la priorité à donner aux pourparlers de l’IGAD, l’engagement
du gouvernement de respecter les droits de l’homme et donc de promouvoir
le rétablissement de la démocratie. Elle relève aussi
que l’exploitation pétrolière a surtout augmenté les
dépenses militaires du gouvernement et que des sociétés
européennes y sont actives malgré les abus des droits de
l’homme des deux belligérants. Elle est horrifiée par les
bombardements de civils des avions gouvernementaux, déplore les
violations des droits de l’homme, l’absence de liberté religieuse,
de la liberté d’expression, les 200 condamnations à mort
par des cours anticonstitutionnelles du Darfour, l’interdiction de vols
humanitaires. Elles reconnaît que le Soudan a amélioré
ses relations avec ses voisins et enlevé tout soupçon de
soutien au terrorisme international. Elle reconnaît aussi que l’aide
au développement a été gelée depuis mars 1990;
et que le renouvellement de l’aide européenne au Soudan est soumis
à l’amélioration des droits de l’homme, des libertés
religieuse et politique et d’ un Etat de
droit, et qu’aucune réunion de l’assemblée ACP/UE ne peut avoir lieu dans un pays dont l’accord de coopération avec l’Union Européenne a été suspendu. Les résolutions : Le Parlement européen soutient les pourparlers de l’IGAD, appelle le gouvernement soudanais à cesser les bombardements aériens de civils, et les abus commis par l’armée et les milices contre la population civile, appelle à mettre fin aux mesures destinées à déporter les populations civiles hors de la zone d’exploitation pétrolière et à autoriser les populations exilées à y retourner. Il appelle toutes les compagnies opérant dans le pays à observer scrupuleusement le code de conduite de l’OCDE et demande à la Commission de lui fournir un rapport sur la possible implication des compagnies pétrolières européennes. Le Parlement européen condamne les sérieuses violations des droits de l’homme par toutes les parties au conflit et leur demande d’arrêter les atrocités telles que la réduction en esclavage, la torture, le viol, les meurtres. Il appelle le gouvernement à relâcher les restrictions aux libertés religieuses aussi bien que les restrictions à la liberté d’expression, d’association, d’assemblée pacifique, et à prendre des actions plus efficaces contre la torture, la discrimination contre les chrétiens, et les abductions. Il appelle à l’arrêt immédiat des cours d’urgence anticonstitutionnelles dans le Darfour et à la commutation de toutes les sentences de mort décidées par ces Cours. Elle remarque que la situation concernant les droits de l’homme, la démocratie, l’état de droit et la bonne gouvernance reste profondément insatisfaisante. Elle demande à la Commission d’augmenter le personnel de la délégation de l’Union Européenne à Khartoum étant donné la tâche additionnelle qui sera assignée à l’Union Européenne, note le désir du Soudan d’accueillir l’assemblée parlementaire jointe ACP/UE pour tenir sa session plénière et attend qu’un accord de paix final soit conclu et que les autres demandes pour une reprise de la coopération avec l’Union Européenne soient remplies conformément à l’accord de Cotonou. |