Numéro 115 - novembre - décembre 2002

 
 

L’organisation soudanaise contre la torture
 

Entre le 12 et le 20 novembre 2002, 17 femmes du village de Munwashi, à 8 kilomètres au nord de Nyala, ont été convaincues d’adultère et condamnées à 100 coups de fouet.
La raison donnée est qu’elles étaient célibataires et avaient des bébés âgés de 6 à 12 mois. Cette information fut obtenue par le « comité populaire » du village de Munwashi et donnée à la police qui arrêta les femmes chez elles ou au marché de Munwashi.
Les femmes furent jugées par une Cour sommaire d’après l’article 146 du code pénal soudanais de 1991:
« qui commet l’adultère sera puni de :
- l’exécution par lapidation s’il s’agit de personnes mariées
- 100 coups de fouet  s’il s’agit de gens non mariés ».
Aucune des femmes n’eut de défenseur. Les punitions furent infligées le jour même du jugement, ne laissant aux femmes aucune possibilité de rechercher un avis légal ou de faire appel. 
Aucun homme n’a été jugé en rapport avec ces faits. 
Les noms des femmes sont Um Alnas Mohamed Ahmed, 21 ans, Hanan Abdulrahman Mohmed, 19 ans, Hagir Mohamed Ahmed 18 ans, Nimar Abakr Abdelgadir, 19 ans, Rasha Bahr Aldin Adam, 18 ans, Fatima Abdullah Adam, 20 ans, Gada Mosa Hamid, 18 ans, Shamael Omar Fadl, 22 ans, Hawa Yusif AbdelGadir, 18 ans, Fathia Ahmed Abdulrahman, 18 ans, Laila Adam Siraj, 20 ans, Kaltoum Isam Adam, 22 ans, Rawda Abdelgabar Mohamed, 20 ans, Zahra Hassan Ali, 21 ans, Gadah Abdelgabar, 19 ans, Asma Mohamed Ahmed, 18 ans, Zakia Altayeb.

- Lors d’un discours à El Fasher, Darfour, le vice-président Ali Osman Taha avertit d’une « conspiration colonialiste» destinée à étendre la rébellion dans l’Ouest du Darfour. Cette conspiration a détruit le Sud dans tous les domaines et s’est étendue aux Monts Nouba et au Nil Bleu Sud. « Le gouvernement n’abandonnera jamais la loi islamique La sharia est devenue la base d’une gouvernance rationnelle » (AFP 3 11).
 
 

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