Numéro 113 - juillet - août 2002

Démocratie ?
 

Mubarak el Fadl el Mahdi, membre de l’Umma dont le chef est son cousin Sadeq el Mahdi, est entré en dissidence de son parti entraînant quelques personnes avec lui, mais certes pas la base.. Dès avant le protocole de Machakos, Mubarak souhaitait se rallier au gouvernement, alors que Sadeq disait « Nous ne participerons qu’à un gouvernement d’union nationale ou à un gouvernement librement et équitablement élu »(AFP).
 Pour accueillir Mubarak, Béchir a changé la loi sur les partis, autorisant ceux qui n’ont pas d’aile armée à briguer des élections (AFP). L’Umma est le seul grand parti qui réponde à cette définition, mais Béchir a dit que cette démocratisation était due à ses engagements à Machakos. Le 19 Août,  Mubarak est devenu l’assistant de Béchir et certains de ses amis politiques  sont entrés au gouvernement (AP).
En même temps, trois hommes politiques qui avaient rendu leur carte du parti au pouvoir en juin pour manque de démocratie et de responsabilité, Lam Akol, ministre des transports et deux anciens ministres, Mekki Ali Belayel, et Amin Banani ont formé un nouveau parti, le Parti de la Justice, dont le programme recouvre le protocole de Makachos mais s’intéresse beaucoup aux régions marginalisées du Soudan dans le Nord : ces hommes sont originaires du Sud, du Darfour et des Monts Nouba. Ils accusent le gouvernement de corruption et de népotisme ( Reuter, AP). Béchir a démis de ses fonctions de ministre Lam Achol (DPA). Lam Achol était dans une situation embarrassante. C’est un Shillouk qui avait abandonné l’ALPS en même temps que Riek Machar, mais dont l’accord avec le gouvernement à Fachoda plaçait les Shillouk en dehors du conflit. Contrairement à Riek, il n’a donc ni armée ni milice à offrir à Garang pour se réconcilier avec lui. D’autre part, depuis qu’il n’était plus membre du Congrès National, son poste de ministre était tout à fait nominal.
 
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