| - Ahmed el Mirghani, numéro deux du Parti Unioniste Démocratique
est revenu au Soudan après 12 ans d’exil. Il a été
reçu par les acclamations de dizaines de milliers de supporters.
Le gouvernement a déclaré que c’était une avancée
pour la Réconciliation Nationale (AFP).
- Le prix de l’essence et du gasoil ont augmenté de 25%. Deux
jours après le coût des transports publics augmentait dans
les mêmes proportions; Les étudiants bénéficient
d’une subvention. L’augmentation serait due au désir de redresser
le déficit après la baisse du brut sur le marché international.
Les syndicats de travailleurs (gouvernemental) se propose de demander la
révision de ce décret. Pour le professeur Farouk Kadouda,
« les autorité feraient mieux de réduire les dépenses
somptuaires de la machine gouvernementale » (PANA).
Droits de l’homme
Nord
Presse: Un reproche bizarre Le journal de langue anglaise Khartoum
Monitor a été suspendu deux jours sur plainte du conseiller
pour la paix du Président de la République. Texte du journal:
« Le gouvernement considérera les partisans de l’auto-détermination
comme des ennemis puisqu’elle pourrait conduire à la partition du
pays ». Plainte du conseiller « Ce papier donne l’impression
que je suis contre l’autodétermination inscrite dans la constitution,
alors que je suis seulement contre l’auto-détermination qui conduit
à la séparation du Nord et du Sud ». Devons-nous comprendre
qu’il accepte que les gens votent à un référendum
s’ils promettent de voter pour l’unité? (IRIN) Ou comprendre que
le gouvernement essaie de changer le sens du mot auto-détermination
tel qu’il avait été admis par tous depuis la Déclaration
de Principes de l’IGAD? Mais l’affaire n’était pas close avec la
suspension du journal; le PDG du journal, Alfred Taban, également
correspondant de la BBC et de Reuters, et ses deux plus proches collaborateurs,
Nhial Bol et Albino Okely, ont été arrêtés par
la sécurité et relâchés au bout de 4 jours avec
une caution d’environ 4000 $ chacun. Depuis ils doivent se rendre quotidiennement
au bureau du procureur chargé des crimes contre l’Etat, où
il leur arrive de passer 7 heures d’affilée sans être interrogés.
Ils sont accusés de diffamation de l’Etat, de tentative de miner
la constitution, d’incitation à la haine contre l’Etat et à
la haine religieuse et raciale. Certains depuis, dans les milieux chrétiens
envisageraient de porter plainte pour haine religieuse contre des journaux
qui attaquent le christianisme et les chrétiens de façon
extrêmement vindicative et méprisante. Vigilance Soudan pense
que cette plainte permettrait peut-être à Alfred Taban, à
qui on a beaucoup moins à reprocher, d’avoir un non-lieu.
Le Khartoum Monitor a déjà été suspendu
en septembre 3 jours pour avoir cité un officiel au Sud-Soudan qui
déclarait que « le Nord pillait les richesses du Sud »,
« ce qui pourrait mener à la haine raciale et religieuse ».
- Trois avocats ont été arrêtés le 30 octobre
à Khartoum, Adil Mahmoud, Nsr el Din Yousif et Haydar Abdel Rahman.
On en ignore les raisons. (SVTG)
- Les Opposants accusés de complot avec les USA ont été
relâchés.
- Hassan el Tourabi n’est plus inculpé mais reste en résidence
surveillée dans une maison appartenant à l’Etat dans le quartier
très résidentiel Kfouri « pour des raisons de sécurité
».
S’agit-il de droits de l’homme?
Deux grandes manifestations à Khartoum, dont l’une réunissait
8000 personnes, ont crié leur soutien à Ben Laden contrairement
à la politique affichée par le gouvernement. Personne n’intervint.
Peu après, le ministre de l’Intérieur a déclaré
au quotidien El Rai et Aam, que le droit d’exprimer son opinion est garanti
par la constitution et que depuis les attaques du 11 septembre la police
avait assisté à des marches et des manifestations sans interférer.
Au détour d’une phrase, il a toutefois dit que ce droit existe à
condition que les manifestations soient « en règle »
(?) et que « le droit de les organiser » (?) appartient aux
Etats fédérés. Jusqu’alors, sauf s’il s’agissait de
soutenir la politique gouvernementale, les manifestations étaient
toujours dispersées et des manifestants arrêtés, emprisonnés
et/ou flagellés; il y avait souvent des blessés. Nous ne
pouvons que féliciter le gouvernement pour cette libéralisation,
en formulant l’espoir que son application ne se limitera pas à un
type de manifestations.
Sud et Monts Nouba
- Pendant les 8 premiers mois de l’année, le nombre des déplacés
s’est accru de 150 000 personnes selon l’US committee for refugees, qui
cite ses sources sur le terrain : 55000 viennent de 48 villages des régions
pétrolières, 50000 des zones où a eu lieu l’offensive
ALPS au début de l’été dans le Bahr el Ghazal et 40000
dans les Monts Nouba à la suite de l’offensive gouvernementale (IRIN).
[Chiffres datant d’avant l’offensive du gouvernement dans le Bahr el Ghazal].
- En septembre, 5 bourgs ont été bombardés dans
le Sud.
- En octobre, 9 bourgs ont été bombardés dont
7 dans le Bahr el Ghazal avant et après la prise de Raga. A Mangayath,
à côté de Raga deux bombardements ont eu lieu pendant
les distributions de nourriture du PAM, tuant plusieurs personnes, dont
trois enfants, à la suite de quoi les Nations-Unies ont quitté
la ville. Dans les Monts Nouba un avion d’assistance humanitaire au sol
a été bombardé. Il est à rappeler que les avions
amenant nourriture et personnel ont des autorisations très difficiles
à obtenir, pour un lieu et un temps précis, accordées
par Khartoum, qui peut ainsi les bombarder beaucoup plus commodément.
Après les bombardements, Kofi Annan a déclaré
qu’un véritable accès aux victimes est la seule manière
pour sauver des vies au Soudan (DPI)
Ces statistiques ne parlent que des bombardements rapportés
par des sources indépendantes.
- L’ALPS parle d’autres bombardements près de Raga et craint
que l’un d’eux soit au napalm. Elle demande des experts internationaux.
(MISNA)
- Les combats autour de Raga et d’Aweil dans le Bahr el Ghazal ont
provoqué l’exode des populations qui sont touchées par la
famine. ( AFP IRIN)
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