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Numéro 107-108 - octobre - novembre
2001
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Josselin à Khartoum
| C’est pendant que la France avait le siège de la présidence
tournante du Conseil de Sécurité que les sanctions contre
le Soudan ont été levées, (IRIN) après quoi
Josselin fut le premier ministre occidental à lui rendre visite.
Un autre aspect du contexte de cette visite ne doit pas être négligé:
c’est l’appel d’offres que l’Union Européenne avait lancé
en septembre, pour recruter un expert qui serait chargé de «
la préparation d’une stratégie de la Commission Européenne
et de l’identification d’un possible soutien aux droits de l’homme au Soudan
(Nord et Sud) ». Pour la Lettre de l’Océan Indien cette décision
serait due aux pressions de la Coalition ECOS [dont nous faisons partie].
Josselin est resté deux jours, il était accompagné
d’une importante délégation du ministère. Malgré
la présence de journalistes du Monde, peu de choses ont filtré.
Le ministre a rencontré Ghazzi Suleiman, le Président de
l’Organisation Soudanaise des Droits de l’homme, en anglais SHRO, qui lui
a dit : « Le gouvernement parle deux langages, le premier est civilisé
et s’adresse à la communauté internationale, le second est
répressif et s’adresse au peuple soudanais ». Message, espérons-le,
reçu cinq sur cinq puisque Josselin déclara que la France
et l’Union Européenne continueraient à faire pression pour
la démocratie et les Droits de l’Homme (AFP). Concernant la paix,
ses commentaires sont plus sybillins. L’ambassadeur de France avait déjà
déclaré que « l’unité du Soudan était
une affaire intérieure sur laquelle aucun Etat étranger ne
pouvait décider » (El Rai el Aam). Et le ministre : «
La France a fait .... le pari de la capacité des Soudanais à
trouver enfin les voies de la réconciliation intérieure ».
(Le Monde).
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