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Numéro 105-106 - août -
septembre 2001
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Après l’horreur du 11 septembre
| Le Président Béchir a présenté ses condoléances
aux familles des victimes et au peuple américain. Son gouvernement
dénonce tout acte prenant pour cible des civils innocents (voilà
qui laissera bien des Soudanais rêveurs...); il est prêt à
coopérer avec le gouvernement des Etats-Unis et la communauté
internationale pour traduire les responsables en justice.
Le Soudan avait été mis par les Etats-Unis sur sa liste des Etats terroristes en 1993 et les Américains ne sont pas autorisés à faire des affaires avec le Soudan;- dans la pratique, la gomme arabique dont Coca-Cola ne saurait se passer, est exceptée de cette règle. Le Soudan est également l’objet de sanctions plutôt formelles des Nations-Unies pour terrorisme depuis 1996. Usama ben Laden responsable présumé des attentats, a vécu au Soudan, il y possèderait encore un groupe de sociétés et le delta fertile de la rivière temporaire Barakat, aux pieds des collines de la Mer Rouge. (Pour les Béja, habitants de la région, le gouvernement les avait dépossédés en faveur de Ben Laden et ce fut une des grandes causes de la rébellion actuelle dans le Nord-Est du pays). En 1996, le Soudan soucieux d’améliorer son image pria Ben Laden de partir. Khartoum demande régulièrement la levée des sanctions par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies où les Etats-Unis ont le droit de veto et avait accepté depuis mars 2000 plusieurs visites de spécialistes du contre-terrorisme, CIA, FBI et autres. Le dernier rapport annuel du Département d’Etat sur le terrorisme indique que la conduite de Khartoum s’est améliorée mais que le Soudan continue à être utilisé comme sanctuaire par des membres de divers groupes, dont certains sont associés à l’organisation de Ben Laden. Les Etats-Unis avaient persuadé le Soudan d’attendre septembre pour demander aux Nations-Unies la levée de leurs sanctions. Pour des raisons concernant les droits de l’homme, les Etats-Unis n’envisageaient pas de lever leurs propres sanctions. |