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Numéro 105-106 - août -
septembre 2001
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PETROLE et ECONOMIE
| Tandis que le Soudan projette de faire passer sa production de 200
000 barils/j à 450 000 d’ici 2005, l’OPEC suggère
de donner à cet Etat un statut d’observateur. Il fait la même
suggestion pour l’Egypte, et la Guinée Equatoriale. L’Angola, le
Mexique la Norvège, Oman et la Russie sont déjà observateurs.
« Si les observateurs partagent la politique de l’OPEC et contribuent
par une diminution de production à rationaliser le marché,
il sera possible d’atteindre un niveau de prix optimum » a déclaré
le ministre de l’énergie du Venezuela (XINHUA 18.8).
Selon le journal The Independant, la société des pompes Weir sise à Glasgow a vendu pour £ 20 millions de pompes au Soudan; elle a invité des ingénieurs soudanais pour les former en Grande-Bretagne et continue à entretenir ses pompes et fournir des pièces de rechange. Elle a signé un second contrat soudanais d’un peu moins de £ 5 millions et est prête à faire plus. A Christian Aid qui l’ accuse de complicité avec le gouvernement soudanais dans sa politique de terre brûlée, le président de Weir a répondu que le gouvernement britannique ne lui avait jamais demandé de se retirer et que n’étant jamais allé au Soudan, il ignorait s’il y avait des violations des droits de l’homme. Le Kenya, membre éminent de l’IGAD qui a longuement recherché la paix au Soudan sur les bases de la laïcité et de l’autodétermination, ne souhaitait pas pour des raisons politiques importer du pétrole soudanais et les autorités auraient interdit la livraison d’une telle cargaison. Mais le Soudan a menacé d’interrompre ses importations de thé et de café du Kenya qui s’élèvent à 150 millions de dollars. Malgré les plaidoiries des réfugiées soudanaises vivant au Kenya, de l’appui des Eglises anglicane et catholique, de vives discussions dans les journaux et une rencontre du président kenyan avec John Garang, le gouvernement kenyan a finalement déclaré qu’il importerait du pétrole soudanais dans les conditions du Marché Commun de l’Est et du Sud de l’Afrique (Comesa), c’est-à-dire sans droits de douane (AFP, Nation, Xinhua ). Après de vives discussions dans les journaux en Afrique du
Sud, la société étatique d’exploration et d’exploitation
de gaz et de pétrole Soekor a nié être
sur le point de signer un accord avec le gouvernement soudanais pour la
prospection de pétrole dans le Sud du pays ». Soekor dit partager
le souci de la conférence des évêques catholiques sud-africains
selon laquelle l’exploration et l’exploitation pétrolière
au Soudan contribue à l’escalade de la guerre civile (DMG,
IRIN).
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