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Numéro 103-104 - juin- juillet
2001
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ATTAQUE ALPS DES CHAMPS PETROLIFERES
| Karl Vick - Washington Post
Les rebelles ont organisé une frappe éclair au cœur des opérations des champs pétrolifères du Sud-Soudan la semaine dernière. L’attaque a duré seulement 30 minutes et apparemment causé peu de dégâts matériels mais a entamé l’apparence d’invulnérabilité autour de l’installation tentaculaire sur laquelle se focalise la guerre au Soudan, vieille de 18 ans. Les responsables des champs pétrolifères et les diplomates décrivent l’attaque du 5 août avant l’aurore comme un peu plus qu’un tir de harcèlement. Les officiels disent qu’un commando de peut-être 20 rebelles a lancé des tirs de mortiers contre le quartier général des champs pétrolifères pendant une demi-heure sans toucher les structures ou les gens. Le flux de Nile crude Blend fut interrompu pendant seulement 12 heures dont les techniciens avaient besoin pour s’assurer qu’aucun dommage sérieux n’avait été causé, selon des officiels qui ne veulent pas voir leur identité dévoilée. Cependant, le leader rebelle, John Garang, président de l’Armée
de Libération du Peuple Soudanais, a décrit une attaque beaucoup
plus énergique, impliquant 1 500 hommes et des rockets de 75 Kg,
attaque qui, dit-il a endommagé le générateur électrique
des champs pétrolifères. » C’est la première
fois que nous attaquons Héglig même « a dit Garang lors
d’une interview accordée dans son bureau de Nairobi; « nous
avons la capacité de soutenir ce genre d’attaque à l’avenir
».
Quels qu’aient été les résultats de cette attaque, les rebelles sont parvenus à étendre leur portée. Le but des raids précédents se trouvaient dans la partie extérieure des énormes champs pétrolifères. Pour atteindre Héglig, les rebelles ont dû traverser trois rivières et une savane ouverte très protégée par les troupes gouvernementales avec, le long des pistes tous les cinq kilomètres, des points de contrôle comportant des chars et autres véhicules blindés. Même si les rebelles n’ont pas détruit l’installation, le fait qu’ils aient été capables d’y aller, de l’attaquer et de repartir est quelque chose qu’ils n’avaient pas fait auparavant » dit John Ryle, spécialiste du Soudan basé à Londres. « Ce n’est pas seulement une question d’accès militaire, c’est une question de vulnérabilité psychologique des sociétés pétrolières et du personnel pétrolier ». Les installations d’Heglig se doublent d’une garnison gouvernementale.
Des troupes et des blindés encerclent l’enceinte des bâtiments
préfabriqués qui abritent les locaux d’habitation et les
bureaux du personnel soudanais et étranger. Une piste d’atterrissage
se trouve juste de l’autre côté de la route et à quelques
centaines de mètres plus loin se trouve le terminus sud de l’oléoduc
enterré qui s’étend sur 1 500 kilomètres en direction
du Nord-Est, jusqu’au port de la Mer Rouge.
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