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CORRUPTION AU SUD-SOUDAN : Le Sud-Soudan élève à un niveau supérieur la Commission anti-corruption
Le 22 Août 2009 James Gatdet Dak
Comme le gouvernement intensifie sa campagne, la commission anti-corruption du Sud-Soudan reçut un statut supérieur aux autres commissions. Selon une résolution datant du 21 août, les employés de cette commission verront leurs salaires et autres allocations augmenter, devenant supérieurs à ceux des autres services publics.
Le statut de la présidente , le Dr Pauline Riak, est devenu celui d'un ministre du gouvernement du Sud-Soudan et son salaire et ses autres allocations, seraont augmentés à un niveau plus élevé que celui d'un ministre. Son assistant aura les avantages d'un secrétaire d'Etat. Le président et le personnel de la commission des Droits de l'homme, à laquelle est attribuée la même importance, auront également ce statut.
La présidente de la commission anti-corruption, invitée alors que sa proposition était présentée devant le cabinet par le vice-président, le Dr Riek Machar, déclara que la nature du travail de ses services réclamait une augmentation des rémunérations pour son personnel, en plus d'autres allocations « Pour une institution qui a la réputation d'être hautement spécialisée, l'intégrité est une valeur de premier ordre», dit-elle. Elle pensait que sans une sorte de compensation son personnel pourrait être la proie de corruption (…) et que ses barons et leurs agents feraient tous leurs efforts pour déjouer ce qui est fait pour la contrôler. Elle se plaignit aussi des délais que prit le ministre des finances et de la planification économique pour débloquer les budgets annuels ce qui affecte grandement ses activités. « L'indépendance financière (…) est une requête globale pour toutes les organisations anti-corruption. Devoir donner des informations à l'avance, toutes les fois que de l'argent est demandé au Ministre, mine la confidentialité, comme chaque fois que la commission doit dire ses intentions à des partis tiers. » ajoute-t-elle. Elle se plaignit du manque de personnel (…). Cette année la commission n'a pas recruté les 25 personnes dont elle avait vraiment besoin. La situation est chère payée car beaucoup de personnel hautement formé s'est dirigé vers des institutions gouvernementales comme le ministère des affaires légales et du développement constitutionnel et autres telles les NU et ONG.
Selon la résolution, le président de la Commission et ses officiers supérieurs verront leur sécurité considérée comme une « autre allocation».
Selon le Docteur Pauline Riak, les commission anti-corruption ont un standing international, son équipe pourrait frapper des coupables en fuite, recouvrir des biens volés et emportés à l'étranger. Toutes les nations doivent reconnaître ces commissions, les aider dans leurs enquêtes et à remplir leurs mandats sur leurs territoires.
Salva Kiir a relevé le puissant président assistant de la commission sans que la presse comprenne ce qui avait causé ce départ. Pour le public, cette décision fait partie des réformes en cours concernant la corruption. Salva Kiir annonça que la commission pourrait non seulement enquêter, mais aussi poursuivre les coupables, ce qui était auparavant le travail du ministère des affaires légales. Plus d'un millier de cas attendent d'être jugés depuis 2006. Aucun officiel n'a été poursuivi pour corruption depuis l'établissement de cette commission en 2008.
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